Numero 9

mardi 8 septembre 2009, par Mathieu Drouet

9

  • Chris Friel
  • Franck Duval
  • HIRØ
  • Red Toy
  • Traer Scott
  • Little K.
  • Éric Battistelli
  • GELIBRE
  • Ellie Brown
  • Thomas Szczepanski
  • Louise Imagine
  • Sabine Jesse-Kniesel
  • Leonie Polah
  • Hélène Pe

Chris Friel / Franck Duval / HIRØ / Red Toy / Traer Scott / Little K. / Éric Battistelli / GELIBRE / Ellie Brown / Thomas Szczepanski /
ISSUE 090909
Louise Imagine / Sabine Jesse-Kniesel / Leonie Polah / Hélène Pé
I
SOMMA RE

HORIZON AUTRE
SWEET AND STRONG Chris Friel INTERVIEW du peintre collagiste Franck Duval
ERRANCES HIRØ INTERVIEW de l’illustrateur Red Toy
BEHIND THE SUN « STREET DOGS » Traer Scott INTERVIEW du sculpteur photographe Little K.
I HAVE A DREAM Éric Battistelli INTERVIEW de l’association GELIBRE
BEING HUMAN « SEVEN DAY CONCEPTUAL RELATIONSHIP PROJECT » Ellie Brown INTERVIEW du réalisateur Thomas Szczepanski
IN A FRAME Louise Imagine INTERVIEW de la peintre Sabine Jesse-Kniesel
Leonie Polah INTERVIEW de la créatrice de bijoux Hélène Pé

HORIZON AUTRE

II
CHR S FR EL

INTERVIEW
POUVEZ-VOUS NOUS PARLER UN PEU DE VOUS ?
Je suis un amateur britannique qui un jour, en 2006, prit un appareil. Étant daltonien, toutes mes prises de vue sont faites en noir et blanc. Je déteste les ordinateurs donc je travaille tout avec un appareil photo BW JPEG avec un minimum d’editing. Désormais, j’utilise presque exclusivement un vieil objectif à décentrement Canon 45 mm. J’ai peint pendant plusieurs années et j’apprécie beaucoup l’immédiateté de la photo numérique.
VOTRE INSPIRATION…
Je regarde ce que font les autres. Flickr est une très bonne source pour de nouvelles idées et aussi une très bonne façon de découvrir rapidement si quelque chose fonctionne ou pas.
ET DEMAIN ?
Mon objectif est de prendre une photo que j’aimerai toujours le lendemain.
http://www.flickr.com/photos/cfriel/

INTERVIEW
VOTRE PARCOURS…
F J’ai commencé à peindre et à dessiner il y a une vingtaine d’années en testant plusieurs techniques, plusieurs supports, jusqu’au jour où, en 1997, je me suis mis à coller toutes sortes d’images. À partir de 2000, j’ai découvert par hasard une R technique de collage au ruban adhésif. En détournant, déstructurant, décomposant, déchirant et arrachant quantité de magazines, journaux, flyers et affiches… je colle, décolle et recolle, afin de construire mon univers. Les personnages ont A toujours eu une importance considérable à travers mes créations. En parallèle de cette technique et depuis 2006, je fais de l’art urbain, du Street Art… J’habille mes personnages de collages de revues anciennes que j’installe ensuite sur les murs
N
des villes telles que Paris, New York, Barcelone, Turin, Londres, Berlin… C’est une manière de m’infiltrer dans le paysage quotidien et de partager mon univers coloré. En 2008, j’ai publié à compte d’auteur un livret sur ce travail éphémère…
C
« FKDL Figures », 64 pages, couleur (éd. limitée 1 000 ex.)
K
UNE TECHNIQUE ORIGINALE…
Certains parlent d’ « Art Scotch »… Je me contente d’appeler cette technique « Collage au ruban adhésif transparent », mais c’est plus long et moins rigolo ! Je l’ai déposé à l’INPI sous le nom de FKDL, pour en avoir la paternité, car ce qui m’intéresse D avant tout c’est de partager cette « découverte » au fil de mes rencontres, des voyages et des expositions…
VOS SOURCES D’INSPIRATION…
U
Les murs, la rue, les villes, les passants, les rencontres, les artistes, les journaux et les revues anciennes, les actualités, V les musées, la nature…
DES ASSEMBLAGES MINUTIEUX…
A
Des assemblages minutieux qui parfois me rendent fou, m’accaparent jusqu’au bout de la nuit, me séduisent aussi en me L procurant une grande liberté.
DES PROJETS EN COURS ?
Plusieurs expositions…•
• Tales from the Seaside (group show)
11 Juillet, Brighton (uk) http://www.prescriptionart.com

Une exposition solo prochainement à la galerie SINCE (Upian - Rojo Artspace) à Paris http://since.upian.com/
http://www.fkdl.com http://www.fkdl.com/blog http://www.flickr.com/photos/fkdl/

Depuis son lancement en 1998, Actuphoto a su s’imposer parmi les media culturels consacrés à l’actualité photographique ce qui lui a permis d’acquérir la confiance des plus grands organisateurs d’événements photographiques tels que l’agence VU, Magnum photo, la Maison Européenne de la Photographie, le Jeu de Paume, Paris Photo...

LES SERVICES
Aux lecteurs

Les annonces des expositions dans toutes les villes où la photographie a joué et joue encore un rôle historique


Les actualités récentes du monde de la photographie


Une sélection d’ouvrages et de parutions


La couverture des principales manifestations, festivals, colloques, rencontres, salons ou signatures…


Un accès gratuit aux alertes par email

Aux photographes

L’annonce des concours, prix, bourses, appels à candidature


L’annuaire des professionnels de la photographie


Une rubrique CARTE BLANCHE mettant en avant des photographes originaux et marginaux à découvrir


Un espace membre permettant aux professionnels, amateurs et photographes d’échanger des informations et de soumettre

leurs communiqués de presse ou événements

SWEET AND STRONG

H I R Ø

INTERVIEW
POURQUOI CHOISIR LA PHOTOGRAPHIE ?

Enfant je n’étais pas expansif, je préférais être seul avec mon imagination plutôt qu’avec les autres enfants. La photographie
était pour moi un ticket magique pour voyager librement, entre imagination et réalité. Quand je regardais au travers de l’objectif, je pouvais à loisir vivre des aventures dans un monde fantastique.
UNE POÉSIE DANS VOS IMAGES…

J’essaie de ne pas capturer dans mes photos la réalité de façon parfaite. Je veux que les personnes ressentent une histoire en les regardant. Je n’écris qu’un prologue au poème, et je n’inclus que ce qui est nécessaire pour aiguiser l’imagination. Les spectateurs complètent alors le poème.
VOS SOUHAITS POUR DEMAIN ?

Je veux transcender les limites du langage et de la culture en utilisant la photographie pour communiquer avec les gens du monde entier. J’aimerais aussi essayer la musique et l’image, trouver un moyen profond et vaste d’expression qui me serait propre.
http://fotologue.jp/hiro-fd23/ http://www.flickr.com/photos/hiro-fd/

RED TOY

INTERVIEW
QUEL A ÉTÉ VOTRE PARCOURS ?

Je suis né à Lima, au Pérou, dans les années soixante-dix. Après des études de graphisme, j’ai travaillé dans la publicité au Portugal. En 2000, je suis arrivé à Barcelone. J’étais à la recherche de nouveaux horizons et je ne pouvais pas rêver mieux :
là-bas, j’ai trouvé des milliers de nouvelles façons de considérer le monde, et ce avec des gens du monde entier. J’ai alors commencé la photographie que j’ai utilisée comme un nouvel élément dans mon travail graphique.
OU TROUVEZ-VOUS VOTRE INSPIRATION ?

Dans toute forme de communication, d’expression directe de mes propres émotions et obsessions. Dans tout ce qui est visuel. Sans dire un mot.
COMMENT CRÉEZ-VOUS ?

Je puise dans mes sensations et mes différents états d’esprit. Mon travail dépend également des outils que j’utilise.
VOUS ILLUSTREZ UNE SORTE DE JUNGLE URBAINE…
Avec beaucoup de personnalité, sans aucun doute.
DES PROJETS ?
Continuer à créer, faire partager mon travail, et l’exposer.
http://redtoy70.blogspot.com

LUCIE PASTUREAU
ET LIONEL PRALUS

ExPOSITION « PROCHE(S) »
DU SAMEDI 5 AU 12 SEPTEMBRE 2009 – PROLONGATION DU LUNDI AU SAMEDI DE 15H – 19H 1, RUE DU SAUVAGE ET 8 RUE MAïSTO - 13200 ARLES 04 90 49 89 40 -atelierdumidi@orange.fr
Accueil des scolaires : mêmes heures et sur rendez vous le matin

Pour cette 3e saison « Autour d’une Rentrée en Images » la galerie L’atelier du midi présente le travail de Lucie Pastureau et Lionel Pralus, jeunes artistes prometteurs. Si chacun s’est choisi un vocabulaire photographique singulier, ils partagent un goût commun pour la vie de leurs proches, pour les sujets familiaux, pour les adolescents, pour suggérer que c’est dans l’ordinaire que l’étrangeté demeure.
Leurs images nous rappellent à nos souvenirs et signalent les questions du repli familial et des secrets, de l’héritage culturel, de la nostalgie d’une enfance aux inhibitions de l’adolescence, entre exaltation et retenue, ou encore de l’ambivalence du positionnement social. Autant de sujets qui intéressent les scolaires.

ERRANCES

TRAER SCOTT

INTERVIEW
COMMENT ÊTES-VOUS DEVENUE PHOTOGRAPHE ?
J’ai toujours été fascinée par la photographie et son concept de reconstruction du souvenir. J’ai commencé à travailler en chambre noire à l’âge de dix ans et mon père m’a offert mon premier Reflex pour mon onzième anniversaire. J’ai un souvenir extrêmement précis de la première fois où j’ai commencé à traduire mes sentiments de façon cognitive par des concepts visuels métaphoriques. C’était un peu plus tard, à l’âge de dix-huit ans. Une fois que ces clichés me sont venus à l’esprit, j’ai compris que j’avais trouvé mon vocabulaire. Et par là-même, ma manière de traduire la vie. J’ai beaucoup de chance d’avoir su construire ma carrière en faisant ce que j’aime tout en publiant des livres sur des sujets qui me tiennent à cœur.
À PROPOS DE CETTE SÉRIE…
Street Dogs (Chiens des rues) explore la vie, la mort et le sauvetage des chiens qui vivent seuls ou en meute dans les rues de Puerto Rico et du Mexique. En travaillant sur Street Dogs, j’ai beaucoup voyagé avec des sauveteurs d’animaux à travers les zones urbaines et rurales, afin d’illustrer les nombreuses facettes de l’abandon et de la cruauté envers les animaux ainsi que les efforts consacrés à remédier à cette situation. Street Dogs a été publié chez Merrell Publishers en 2007. Il est disponible sur Amazon.com, ainsi que dans toutes les grandes librairies et la boutique en ligne de l’ASPCA (American Society for the Prevention of Cruelty to Animals, ndt). Un pourcentage des ventes est reversé à la WSPA – World Society for the Protection of Animals.
VOS PROJETS ET DÉSIRS FUTURS…
J’ai de nombreux projets en cours. The Hungry Ghost est une série de portraits narratifs explorant mythes, légendes et rituels. Tous ont été pris sous ou dans l’eau. J’essaie actuellement de les vendre à des éditeurs. J’ai également commencé à travailler sur un livre explorant le lien entre l’homme et l’animal.
www.traerscott.com

L I T T L E
K

CHILL OUT
COMMENT EST NÉE L’IDÉE DE TES PERSONNAGES ?
Un jour, j’ai modelé avec de l’argile un personnage, avec une volonté de non-identification. L’idée de la capuche vide est venue suite à cette volonté. Ensuite, les personnages sont inspirés de la culture urbaine, des vêtements hip hop et de skate.
Il y a aussi un côté lutins chez eux. Rapidement, il m’a semblé sensé de confronter ces personnages à l’extérieur et d’en
faire une pratique de réappropriation de l’environnement urbain justement proche de l’idée du skate.
QUELS MATÉRIAUX UTILISES-TU ?
Les personnages sont fabriqués avec de la pâte Fimo qui est une pâte à modeler très simple d’emploi, colorée à l’avance et qu’il suffit de cuire dans un four traditionnel pour qu’elle durcisse. Le modelage est une façon de fabriquer un objet qui sous-entend la déformation et l’adaptation d’un matériau. Ces facultés visibles dans l’aspect de mes personnages donnent sens à une pratique qui est aussi de l’ordre de l’adaptation. Enfin, la pâte à modeler porte en elle une connotation enfantine qui me plaît.
LE CHOIX DES MISES EN SITUATION…
C’est la ville et son architecture qui orientent mes choix. Il y a, pour la majorité des photographies, un lieu présenté comme paysage et un premier plan où l’on voit les personnages posés sur un support. Je compose avec ces trois éléments : lieu, support et personnage. Cela est assez contraignant car je ne peux pas toujours choisir le point de vue parfait : je dois composer avec le mobilier urbain. Pour la question de la prise de vue, je mets en général l’appareil photo à hauteur de la sculpture. Je fais toujours un cadrage large, cela permet de donner une vue d’ensemble du lieu et d’englober les personnages dans l’environnement choisi. Je n’ai pas une démarche qui consisterait à agir dans des lieux inaccessibles. Souvent les personnages sont dans des endroits de passage.
LES POSITIONS DE TES PERSONNAGES…
Les personnages ne font rien de défini et cela permet d’ouvrir le propos. Ils sont en position de chill out, c’est-à-dire qu’ils se reposent et attendent. Ils sont, par leur attitude, hors du temps. Il prennent véritablement sens dans leur environnement. Ainsi, ce n’est pas seulement ce qui est présenté comme présence mais ce qui est posé devant ou ce qui est proposé à vivre. C’est en cela que la pratique des chill out est avant tout une manière de vivre l’espace, de l’explorer comme un terrain de jeu.
DES PROJETS ?
Après le Japon, je souhaite faire un chillin’ trip à travers l’Allemagne, la Belgique et les Pays-bas. Je pense aussi aller faire un tour à New York. Sinon je continue à explorer tous les coins et recoins des banlieues parisiennes et des régions françaises.
www.myspace.com/andrekimart

BEHIND THE SUN

Éric Battistelli INTERVIEW de l’association GELIBRE
&

II
ÉR C BATT STELL
TExTE PAR LAURENCE GUENOUN
« Un homme de talent. Un regard posé sur l’autre. Un œil au-delà de la photo. Au-delà de l’objectif. Au-delà de toute médiocrité. Médiocrité qu’il exècre plus que tout. Mais il tolère, il supporte, il prend et transforme. Il joue des lumières, des transparences, des regards, des paysages, des visages. Il sublime. Bien au-delà des meurtrissures de l’âme et du corps. Éric, mon frère, tu as su nous transporter vers des paradis, transformer le commun en sublime. Pour cette raison, mon frère, j’aime ta photo. J’aime ton humilité. J’aime ton regard sur la vie. »
http://www.ericbattistelli.com/

A S S O
C INTERVIEW
I
QUELLES SONT LES PRÉOCCUPATIONS ACTUELLES CONCERNANT L’ENVIRONNEMENT, EN ESPAGNE ?
A
L’Espagne a connu une augmentation très importante du nombre de petites associations écologistes (au niveau local ou T régional), qui se joignent à d’autres, qui ont des ambitions territoriales plus vastes, pour lutter contre ce qu’elles considèrent être des agressions contre l’environnement, provoquées par un développement urbanistique pléthorique et destructeur I des paysages et des ressources naturelles. Leurs préoccupations sont la protection et la réhabilitation des paysages, la conservation des ressources hydrauliques, la contamination atmosphérique, la préservation des nappes phréatiques, la
O protection des espèces naturelles et le respect et l’accroissement des zones ZEPA pour la protection des oiseaux.
N QUAND GELIBRE A-T-ELLE ÉTÉ CRÉÉE ?
GELIBRE est un exemple de petite association créée en 2005 dans un village de 625 habitants, qui était menacé par 3 projets d’urbanisation envisageant la construction de 2 000 nouvelles maisons et qui devaient détruire près d’un million et demi de mètres carrés de sol forestier. Une atomisation urbaine qui ne bénéficiait qu’aux spéculateurs et à l’activité fébrile
G
des constructeurs, qui se sont montrés insatiables à tous points de vue. Quatre ans après, GELIBRE regroupe plus de 90 membres et accomplit un travail important en faveur de l’environnement.
E
LES ACTIONS DE GELIBRE
L
En association avec « Acció Ecologista–AGRÓ », notre association lutte depuis sa création contre les 3 projets urbanistiques aberrants (deux d’entre eux sont déjà abandonnés mais l’un menace encore un paysage unique). Nous avons également
I
attaqué devant les tribunaux des promoteurs immobiliers pour constructions illégales sur des sols non urbanisables. Ils B sont actuellement accusés d’escroquerie, de blanchiment d’argent, de délits environnementaux… GELIBRE a porté plainte contre des pollutions et contre la transformation illégale de sols forestiers en zone agricole. Nous avons également porté R plainte contre des irrégularités dans les concessions accordées pour l’exploitation des carrières de pierre et exigé le respect des règles légales en matière d’exploitation, notamment en ce qui concerne la pollution atmosphérique et l’obligation de
E restauration des paysages indûment détruits.
LES ACTIONS FUTURES…
GELIBRE s’est constituée partie civile dans le procès ouvert contre les constructeurs sur des sols non urbanisables afin que la loi soit respectée. Nous lancerons des actions de justice devant les tribunaux si les projets d’urbanisation étaient approuvés par la « Conselleria de Medio ambiante ». Nous continuerons les actions contre les carrières situées à une distance des noyaux urbains inférieure aux normes légales. Nous participerons activement à l’élaboration du nouveau « Plan général d’occupation des sols ». En tout état de cause, nous resterons vigilants et nous dénoncerons toutes les nouvelles agressions susceptibles de nuire à l’environnement.
jpons90@yahoo.es http://www.blurb.com/bookstore/detail/810792

Digital Photo Professional, plus communément appelé « DPP », est le logiciel de traitement d’images édité par Canon et fourni gratuitement avec tous les reflex numériques de la marque. Spécialisé dans le développement des fichiers RAW « Canon », il permet aussi de travailler au post-traitement des images JPEG et TIFF via une interface simple et des outils judicieusement choisis, faciles à appréhender et à maîtriser. Ainsi, en plus d’être le seul logiciel capable de donner accès à toute l’information contenue dans les fichiers CR2 issus des boîtiers Canon, ce « dématriceur » qui a sa place parmi les meilleurs du marché est un formidable outil d’apprentissage du traitement des fichiers RAW pour les photographes qui travailleraient pour la première fois avec un logiciel de développement.
Cet e-book est le tout premier titre en langue française entièrement dédié à DPP. Après une présentation des principales fonctionnalités du logiciel et un rappel des notions essentielles à un traitement d’images maîtrisé (exposition, luminosité, histogramme…), il propose une découverte par la pratique des points forts du logiciel à travers une vingtaine d’exemples concrets détaillés pas à pas.

I HAVE A DREAM

« SEVEN DAY CONCEPTUAL RELATIONSHIP PROJECT » Ellie Brown
&

INTERVIEW du réalisateur Thomas Szczepanski

EL SEVEN DAY CONCEPTUAL
L RELATIONSHIP PROJECT
I
À PROPOS DE CE PROJET…
E Tout a commencé par une annonce postée sur Craigslist (voir ci-dessous), et tout s’est achevé par une véritable collaboration au projet. Cela a donné le récit d’une relation tronquée basée sur des normes sociales que Zach Webber (le créateur de ce concept) et moi-même (la photographe) n’intégrons pas forcément dans notre esprit. Tout ce que nous voulions, c’était
essayer de vivre cette vie-là sans nous moquer de ceux qui suivaient cette voie, mais plutôt en essayant de nous y faire.
B Beaucoup d’émotions insoupçonnées ont surgi durant le projet, pour nous deux. La majorité de celles-ci résultaient de réactions inattendues que nous avons obtenues dans des situations fictionnelles. Nous sommes fiers d’avoir fait de ce projet
R
quelque chose de convaincant pour nous-mêmes ainsi que pour les gens que nous avons rencontrés en chemin. Nous ne savions pas à quoi nous attendre, et ce qui en ressort est le résultat de cette collaboration organique que nous avons
O
trouvée en développant une vraie relation de travail dans les limites de la relation fictionnelle. Vous pouvez en lire plus à ce sujet à cette adresse :
W
N http://sevendayrelationship.blogspot.com/
L’ANNONCE ORIGINALE DE CRAIGSLIST :
Recherche partenaire pour relation conceptuelle de sept jours. Répondre à : xxxxx@craigslist.org. Date : 24-03-2009, 4:03. Ok, voici l’idée : je veux participer à une relation à long terme de plusieurs années en une période de sept jours. Durant ces sept jours, nous voguerons du flirt initial au mariage en passant par l’éducation des enfants, et finirons par divorcer. Cela
inclura beaucoup de jeux de rôles, puisqu’une fois que nous aurons démarré cette relation, nos actions et les émotions
que nous exprimerons seront sous le joug des modèles d’une relation stéréotypée. Le but sera de se conformer le plus possible aux directives qui nous seront imposées, ce qui nous placera dans diverses situations, afin d’observer comment se déroulent les scènes entre nous. Cette relation-capsule est l’équivalent du haïku : très structurée et très courte. Je suppose que nous aurons à discuter avant de commencer officiellement notre relation afin d’en peaufiner les détails, mais voici, dans les grandes lignes, les étapes de la routine quotidienne que j’ai en tête : Jour 1 : - Nous trouverons l’occasion de nous rencontrer dans la rue, puis nous commencerons à discuter avant d’échanger nos numéros de téléphone. Jour 2 : - Nous aurons notre premier rendez-vous. Nous irons dîner, puis au cinéma, et pourquoi pas, nous sortirons de la salle en nous donnant la main. Jour 3 : - Nous serons éperdument amoureux l’un de l’autre ! Nous irons faire une balade romantique, nous nous enlacerons, nous irons boire une bière dans un dîner où nous passerons des heures à nous regarder intensément dans le blanc des yeux. Pendant la journée, je vous demanderai en mariage dans un lieu public. Vous accepterez. Cette nuit-là, nous enterrerons séparément notre vie de célibataire avec chacun notre groupe d’amis. Jour 4 : Ce sera le jour de notre mariage. Le matin, nous trouverons quelqu’un qui voudra bien nous marier et orchestrer notre cérémonie privée. Nous pourrions peut-être accrocher des boîtes de soda vides à l’arrière de nos vélos et aller faire un tour. Après notre mariage, nous embarquerons pour notre lune de miel. Par la route régionale d’Atlantic City, bien sûr. Jour 5 : Nous attendrons un enfant. Vous mettrez un ballon de baudruche sous votre chemise et nous ferons la tournée des

boutiques pour bébés. Mon Dieu, ce que nous serons heureux !
Jour 6 : Nous achèterons un landau et un baigneur et irons promener notre joli bambin emmailloté dans toute la ville .
Malheureusement, nous commencerons à nous chamailler. À la fin de cette journée, nos chamailleries auront empiré.
Jour 7 : Nous allons rompre d’une façon très dramatique. L’un de nous obtiendra la garde de notre enfant, tandis que

E l’autre sera rongé par le ressentiment. Dans le dernier acte de notre relation-capsule, nous nous déchirerons une fois de plus sur la place publique. Cette fois-ci, ce sera vraiment embarrassant. À ce moment-là, notre relation-capsule aura pris
L
fin, et nous serons séparés. NOTE : Un de mes amis a imaginé une fin alternative à cette relation : nous vieillirons et serons de plus en plus désenchantés l’un par l’autre, ce qui nécessitera de remodeler certains des jours précédents pour en tirer
L
l’essence d’une vie domestique routinière dans laquelle nous passerons des heures à regarder des séries sans avoir trop I rien à nous dire au dîner (spaghetti...?) lorsque l’un demandera à l’autre comment sa journée s’est déroulée. Tout est donc à discuter ! Je pense que nous nous amuserons énormément, et j’espère que quelqu’un voudra participer à ce projet avec
E moi. Même si vous n’êtes pas intéressés pour participer vous-même, j’aimerais beaucoup entendre vos réactions. Et oui, je suis d’accord pour vous envoyer une photo de moi si vous avez besoin de voir à quoi je ressemble avant de vous lancer. Envoyez-moi un courriel pour plus de renseignements.
LA CONCLUSION DE CE PROJET ?
B
Zach : Cette expérience m’a appris que je dépendais de ces rituels amoureux bien plus que je ne le pensais. Est-ce qu’on R échangerait une montagne d’amour pour une pile de romans d’amour ? Lors d’un rendez-vous galant, quand les deux
parties le reconnaissent comme tel, le plus gros de la communication a été fait. Vous jouez tous les deux un rôle et tant
O que vous le jouerez bien, ce rendez-vous sera un succès. Certains comportements qui paraîtraient presque inappropriés pour deux personnes étrangères l’une à l’autre deviennent tout à fait opportuns lorsque le label « rendez-vous galant »
W
est apposé. La sexualité et l’attachement amoureux peuvent être deux choses fugaces, et la société a ses façons de les
contrôler. Beaucoup de gens font de l’alcool un défaut, mais les gens qui draguent avec un verre dans le nez se conforment
N
beaucoup plus à un rituel amoureux, comme un rencard dîner-ciné par exemple.
C’est merveilleux de constater à quel point ces rituels nous confortent. Les gens aiment jouer ces rôles – et c’est beaucoup
plus clair pour moi à présent. Je pense qu’en dépit de mes nombreuses réserves, j’aime les jouer aussi. Ces rituels amoureux nous procurent une manière de tempérer nos émotions et nos désirs, ce qui est très séduisant comme idée. La montagne d’amour dont je vous parlais est beaucoup plus sombre et pressentie s’ils ne sont pas là pour jalonner notre route. Ellie : C’est maintenant que l’histoire se termine vraiment. Pas avec la rupture de la relation-capsule, qui s’est déjà produite et nous a paru un peu décevante et irrésolue. C’est de la vraie rupture professionnelle dont je vous parle. Zach est parti cet été et était injoignable ; il n’a aucune idée de l’endroit où il travaillera à l’avenir. On dirait que notre relation professionnelle est finie. Cela me rend très triste parce que j’avais – et j’ai toujours – de grandes visions pour ce projet et on dirait maintenant que je patauge quand il n’est pas là. Je ne me sens pas capable de porter tout sur mes épaules, même si je le dois parfois.
Mais je perds également le contact avec mon ami et partenaire. C’est pour moi une perte beaucoup plus importante que la rupture de la relation-capsule. C’est un réajustement énorme de se réhabituer à ne plus discuter avec lui, planifier des choses, travailler, traîner un peu. Depuis notre rencontre, nous avions vécu ensemble des moments assez intenses. Nous avons appris qu’en jouant une relation, nous en formons finalement une, à notre plus grande surprise.
ET DEMAIN ?
Ellie : Zach et moi pensions à créer un site internet pour permettre à d’autres personnes d’essayer cette relation conceptuelle
et d’utiliser le site pour illustrer leur propre expérience. Je trouve l’idée intéressante. Je me demande seulement combien de
personnes ça intéresserait et comment on les trouverait.
Ensuite, nous avons publié un livre sur notre projet. Il est disponible depuis fin juillet. Nous l’avons écrit ensemble et l’avons
agrémenté de photos de notre relation conceptuelle. Pour plus d’informations, visitez notre blog à cette adresse : http://
sevendayrelationship.blogspot.com/
Dernièrement, on m’a parlé d’exposer mon travail et ça m’intéresse de voir quelle forme tout ça va prendre. Ce sera juste
moi... et mon installation.
Je suis allée parler du projet au First Person Arts Salon (Salon des Arts à la Première Personne, ndt) à Philadelphia le 8 juillet
dernier. Vous pouvez également retrouver les détails de cette participation sur notre blog.

http://www.elliebrown.com http://www.flickr.com/photos/elliebrown http://www.blurb.com/bookstore/detail/336532

T

OH INTERVIEW
M
VOTRE PREMIER SOUVENIR DE SPECTATEUR…
A
Je dirais que mon premier souvenir remonte à la Dolorean de MARTY Mc FLY ! Ce film fut une véritable expérience. À la sortie du cinéma, j’avais vraiment eu l’impression d’avoir voyagé dans le temps !
S
Ensuite mon premier traumatisme… fut le jour où j’ai demandé à ma mère de m’emmener voir le Nosferatu de Coppola. Dracula a été un choc ! Eh oui… à 9 ans, voir un Dracula qui ne ressemble pas à Dracula (je l’imaginais brun, beau gosse, une coupe de rital…), une Monica Bellucci nue, assoiffée de sang, qui sort d’un lit et qui te mord les coui… Après avoir vu
S ça, c’est normal que l’on soit un peu chamboulé, non ?
Z POURQUOI LA RÉALISATION ?
Parce que je n’avais pas envie de faire pompier comme mes camarades. J’ai longtemps menti à l’école pour que l’on me C prenne au sérieux. Le jour où j’ai noté « Réalisateur » sur la petite feuille que l’on demande à chaque gosse en début d’année, le prof m’a regardé avec des grands yeux, en se demandant si j’étais bien normal. Pour être sûrs, ils m’ont emmené dans Z les bureaux de la conseillère de « désorientation ». Et là, malgré les efforts de la pauvre dame, et les posters sur le C.A.P. qui
occupaient son bureau… je souhaitais toujours devenir réalisateur.
E
C’était une évidence. Dès que j’ai vu le caméscope d’un ami de mes parents, j’ai tout de suite pensé à raconter une histoire de pierre précieuse. J’avais été contaminé par « La forêt d’émeraude » de Boorman.
P
UN SOUVENIR PARTICULIER DE TOURNAGE ?
A
Je n’ai pas de souvenir particulier. Chaque tournage est une aventure hors du commun. Même s’il est bien préparé, nous avons toujours une anecdote à raconter. Je n’en ai malheureusement pas connu où tout se passait bien, je ne sais même
N
pas si ça existe. Je pense qu’un tournage (comme je les ai faits jusqu’à présent) est le meilleur moyen pour connaître une S personne. Nous passons tellement d’étapes éprouvantes… Pour « Mama Lova », le meilleur souvenir restera celui de la « Caserne ». La « Caserne » était, ni plus ni moins, un appart où nous avons dormi tous les uns sur les autres pendant 15 K jours. Je tiens à préciser qu’il n’y avait que des mecs ! Ensuite, sur le tournage en lui-même, j’aurais énormément d’histoires à raconter puisque nous avions des nouveaux problèmes chaque jour ! Moins tu as de moyens, plus tu réalises ton film
I
d’une manière artisanale.
VOS PROJETS…
J’ai plusieurs projets en cours. Actuellement, je suis en train de travailler sur le montage de mon deuxième long métrage « Run If You Can ». Cette fois, c’est un film de genre qui tourne autour d’une chasse à l’homme, co-écrit avec Francois GAILLARD (pas le compositeur… le RÉALISATEUR !). Je cherche actuellement des aides pour la post-synchro et la musique. Le film cherche aussi un distributeur. À bon entendeur… Une bande annonce est en ligne sur : www.myspace. com/runifyoucanlefilm. Je travaille également sur l’écriture d’un long métrage avec mon ami Antonin SCHOPFER (réalisateur du court métrage « Déjà », sélectionné à Locarno). Nous allons le co-réaliser. Plusieurs scénarios ont déjà été écrits, nous cherchons maintenant à le rendre irréprochable pour trouver une production qui aurait le coup de cœur et nous suivrait jusqu’au bout !
http://www.myspace.com/szczepanskithomas http://www.myspace.com/mamalovalefilm

BEING HUMAN

II
I
LOU SE MAG NE

INTERVIEW
UNE FEMME VUE PAR UNE FEMME…
C’est l’histoire de deux amies qui se connaissent depuis quelques années déjà et qui s’apprécient infiniment… C’est aussi l’histoire particulière d’une séance de pause. Je ne programme, n’impose jamais rien, surtout en photographie de nu. J’attends, laisse le modèle s’exprimer. Puis, peu à peu, s’installe l’interaction, le vrai dialogue… Et nous créons ensemble…
UNE BEAUTÉ…
Naturelle… Les photos ont été faites une après-midi, en lumière naturelle… Le modèle a fait le reste…
UNE PUDEUR…
À fleur de peau, je l’espère de tout cœur… Faire des photos de nu et préserver la pudeur, respecter le modèle… Ce serait un rêve !
http://www.flickr.com/photos/louiseimagine/

I
S JESSE KN ESE

L

INTERVIEW
PARLEZ-NOUS DE VOTRE TRAVAIL…
L’année dernière, je travaillais sur les cercles. Ni début, ni fin : le rythme des saisons, les changements biologiques et réguliers à travers le temps.
DONC, VOTRE TRAVAIL C’EST DE SUIVRE DES CERCLES ?
Il n’y a pas toujours qu’un point de vue ; je développe donc les différents points de vue d’un même thème. C’est comme un film où le montage permet de rassembler toutes les images et de comprendre. Vous voyez ?
VOS THEMES DE PREDILECTION…
Les aléas de la vie.
VOS PROJETS…
Me tourner vers le documentaire. Je m’intéresse, par exemple, à l’expression des situations politiques et humaines à travers la peinture. Je fais actuellement des recherches sur les femmes espagnoles. Je veux montrer l’antagonisme qui subsiste entre leur émancipation religieuse et familiale.
www.jesse-kniesel.de

IN A FRAME

I
LEON E POLAH

INTERVIEW
COMMENT ÊTES-VOUS DEVENUE PHOTOGRAPHE ?
Au cours de la première année à l’académie d’art, nous avions la photographie parmi d’autres cours. Je n’étais pas très douée en chambre noire, il y avait toujours foule et ça m’agaçait d’avoir autant de travail avant de voir le résultat et de savoir si ça se rapprochait de ce que je voulais au départ. Alors j’ai décidé que la photo n’était pas pour moi et je me suis spécialisée dans la peinture. Ensuite, quelque trente années plus tard, l’appareil numérique fut inventé. Ça a changé ma vie.
À PROPOS DE CETTE SÉRIE, SI JE VOUS DIS SYMÉTRIE, URBANITÉ…
Les images exposées ici ne font pas partie d’une série en soi. Seulement la deuxième, troisième et quatrième image devaient aller ensemble. Toutes les photos sont prises dans des environnements urbains. La plupart à Amsterdam, mais aussi une à Rotterdam et une autre à Berlin. Je peux définitivement dire que je suis un photographe urbain. Je prends d’habitude des photos abstraites dans leur composition, avec des formes distinctes, mais diffusées par la lumière ou le verre ou encore réfléchies. En ce qui concerne la symétrie, vous avez raison, j’ai tendance à me focaliser sur ce que je vois en tant qu’évènement principal dans l’image. J’aime aussi la sérénité qui en résulte. Des horizons inclinés, des surfaces floues ou le fait de placer des sujets bord cadre, je trouve ça trop souvent prétentieux, artistiquement.
VOS TRAVAUX EN COURS…
J’ai fait une série sur la démolition d’une synagogue. Pas en reportage photographique mais en impression sur ombres et lumières des différents détails. À l’avenir j’aimerais réaliser une série de ce genre sur un site de construction. Pour le moment je fais beaucoup de photographie de rue. Je m’exerce en photographiant les gens et aussi j’essaie d’être de plus en plus à l’aise avec les personnes qui commentent pendant mes prises de vue.
http://www.flickr.com/photos/polah2006/

HÉLÈNE PÉ

INTERVIEW
COMMENT CRÉEZ-VOUS VOS BIJOUX ?
À l’origine, je fais des tableaux, mais j’ai toujours adoré le très petit format. L’idée m’est donc venue naturellement de mettre mes tableaux en broche, puis en collier. N’ayant pas fait à proprement parler d’école de design, j’ai appris sur le tas, trouvé les bonnes adresses petit à petit, écumé les brocantes et bricolé patiemment. Généralement je commence par dessiner mes petits personnages en fonction de l’histoire que je me suis racontée et des couleurs, et je fabrique le bijou autour. Tous les dessins sont originaux, les bijoux signés. Chaque pièce est donc unique.
DES PERSONNAGES TRES COLORÉS, ENFANTINS…
Je suis influencée fortement par la culture manga japonaise (Miyasaki) et les personnages de Disney (les gentils comme les méchants). Sinon, ma muse est Moustache, mon chat hystérique.
VOS PROJETS EN COURS ?
En parallèle de mes créations de bijoux, je prépare une exposition collective à la rentrée sur Peter Pan à la Galerie l’Art de rien (dans le 18e à Paris), et une expo perso pour laquelle je cherche encore un lieu.
www.helenepe.com www.helenepe.etsy.com
PHOTOS PAR CAMILLE MARTIN©

Ont participé à ce numéro :

LAURENCE GUENOUN - Directrice de publication / DA
CARINE LAUTIER - Rédactrice en chef
CANDICE NGUYEN - Communication & Publicité +33 689 921 043
JÖRG FISCHER - DA / Graphiste
MATHIEU DROUET - Webmaster
ERIC BATTISTELLI - Journaliste
CHRISTOPHE DILLINGER - Traduction
VANESSA COQUELLE - Traduction
VINCENT BENHARTT - Traduction
VERONIQUE DE LAUNAY - correctrice français
LAURENCE GUENOUN - Photo couverture

Remerciements pour leur aide et soutien à :

BENOIT MARTINEZ www.ensp-arles.com
FREDERIC HIARD www.virusphoto.com
ANTONY BARROUx www.pixfan.com
CEDRIC DUMENIL www.unjourunsite.be

Plateformag Copyright 2009 Tous droits réservés
Toutes les images, photos diffusées sur Plateformag appartiennent à leur auteurs respectifs

Voir en ligne : 9