HORS SÉRIE : Square

jeudi 15 octobre 2009, par Mathieu Drouet
  • Blandine Geneau
  • Joffrey Philippe Anselmo
  • Giancarlo Rado
  • Edoardo Pasero
  • Joni Karanka
  • Alexis Janicot
  • Jadikan Lp
  • Frédéric Lovino
  • Mathieu Drouet
  • Christophe Dillinger
  • Yves Bigot

Bien sur, la question qu’on me pose souvent, c’est : « pourquoi le format carré ? ». Et là j’hésite. Je n’ai pas vraiment de raison. C’est un peu comme les épinards. Moi je n’aime pas les épinards. Un point c’est tout. Il y a des gens qui aiment les épinards, mais moi je ne les aime pas.
Par contre j’aime le format carré.

Un carré c’est simple, c’est symétrique. Un carré c’est presque rond, comme un œil. Avec un carré, on n’a pas à se préoccuper de la façon donc on tient son appareil, on se fiche de l’horizontal et du vertical.
D’ailleurs je ne travaille plus qu’en carré. J’ai vendu mon stock de film 35mm aux copains pour pas cher. Je travaille avec des appareils qui vous font des gros clicks bien sonores, avec des pellicules de 6cm de large. Le carré, c’est plus qu’une façon de voir, c’est une façon de donner.

Ce qui débuta comme un projet d‘exposition solo c’est terminé en exposition de groupes avec 11 autres photographes, dont deux italiens, un britannique et une allemande. Et plein de bretons. 6 semaines de shows, un projet de livre dans quelques mois. L’an prochain il y aura j’espère Square in Paris, Londres, Milan, San Francisco. Dans deux ans on investit Beaubourg et le MOMA de New York. Dans trois ans il y aura des carrés dans le monde entier.
Qui sait.

Alors un grand merci aux photographes qui ont cru à ce projet. Merci à toute l’équipe de Plateform. Merci à Stéphane Bieganski, notre homme sur Grenoble. Merci à Jérôme Briaud et l’équipe de l’Atelier du 8.

Christophe Dillinger

NUMÉRO SPECIAL
HORS SERIE

Blandine Geneau / Joffrey Philippe Anselmo /Susanne Willuhn / Giancarlo Rado / Edoardo Pasero / Joni Karanka /Alexis Janicot / Jadikan Lp / Frédéric Lovino /Mathieu Drouet / Christophe Dillinger / Yves Bigot

Nous sommes une PLATEFORM. 
Une PLATEFORM en ligne. Une PLATEFORM d’expression. Cette PLATEFORM montre et démontre que le talent prend beaucoup de formes.
PLATEFORM n’est pas un magazine de mode.
PLATEFORM n’est pas un magazine d’art.
PLATEFORM n’est pas un magazine d’information.
PLATEFORM est un magazine pour exposer, s’exposer, se raconter et raconter.
PLATEFORM ouvre le regard et s’ouvre aux talents.
PLATEFORM apporte une double vision sur un thème, un lieu, une émotion, une idée.
PLATEFORM est simplement différent parce que la création prend beaucoup de formes.

We are a PLATEFORM.
An online PLATEFORM. A PLATEFORM of expression. This PLATEFORM shows and reveals that talent takes many shapes.
PLATEFORM isn’t a fashion magazine.
PLATEFORM isn’t an art magazine.
PLATEFORM isn’t a media magazine.
PLATEFORM is a magazine to exhibit, to set forth, to discover oneself and to describe.
PLATEFORM opens up eyes and is open to talents.
PLATEFORM gives a dual vision on a subject, a place, an emotion, an idea.
PLATEFORM is simply different because creation takes many shapes.

YVES BIGOT

Bio :
Yves Bigot
43 ans, vite et travaille en Bretagne.
Membre du collectif de photographes il pleut encore
www.ilpleutencore.com
Président de l’association Les Editions de Juillet
www. www.editionsdejuillet.com
43 years old, living and working in Brittany, France.
Member of the photography collective “Il pleut encore”.
President of the association “Les Editions de Juillet”.
Description :
365 days in Paradise
Les objets qui nous entourent constituent une cartographie de notre identité matérielle.
Me refusant à pratiquer l’autoportrait devant un miroir, je préfère le pratiquer
en puzzle, chez moi, avec les éléments de mon quotidien, à raison d’une image
par jour, sans sortir de mon domicile. Ainsi, je propose une découverte de mon intimité,
faite de lieux, de personnes proches, d’objets hérités de ma famille ou encore
d’ images d’actualité prises à la télévision ou dans les journaux.
365 days in Paradise est une série qui évoque un univers protégé,
isolé du monde et préservé de sa violence.
The objects which surround us establish a map of our material identity. While I refuse to practice self-portrait in front of a mirror, I will practice it as a puzzle, in my home, through elements of my everyday life, at the rate of an image a day, without leaving my place of residence. This way, I offer a discovery of my intimacy, made out of photos of places and persons who are close to me ; through objects I have inherited or through still images of current events taken on the television or in newspapers. 365 days in Paradise is a series that evokes a safe, isolated universe, a world protected from violence.

CHRISTOPHE DILLINGER

Au travers de la série Typewriter, j’essaie de créer une photo totale, qui contiendrait tout ce qui avait bien pu (ou aurait dû) être présent dans le cliché final mais qui n’y est pas. J’aime présenter des histoires et laisser au
spectateur le soin de décider si elles sont vraies ou non. Pour moi, cette différence n’a aucune importance. Je ne crois pas que la photographie ait un grand rapport avec la réalité. Ça servirait à quoi ? Pour moi la photographie ça serait plutôt comme ouvrir des fenêtres.
Through the Typewriter series, I try to create a total photograph which would contain all the elements that might have been (or even should have been) present. I like presenting stories and let the viewer decide whether they are true or false. To me, that difference is not important.
I don’t think photography is about reality. What would be the point ? To me photography is more like opening windows.
Né à Berck sur mer, France, en 1965. Emigre à Londres en 1992. Y est professeur de photographie.
Born in Berck sur mer, France. Moves to London in 1992. Is now a photography teacher.

WASHING LINE

WEEEEEEEEEE

ANDY & SUE

HOME

I SAT HERE

LAVENDER

LOVE YOUR KIDS

NEVER AGAIN

XOOOXXXOO

MATHIEU DROUET

Mathieu Drouet, né à Soissons en juillet 1977 et vivant actuellement à Lille. Photographe depuis une dizaine d’année, en ayant fait des mauvaises études dans des vilaines écoles de photo belges. Co fondateur de l’agence photographique Take a Sip.
Participe à plusieurs projets collectifs comme Le Bonheur Statique (http://www.bonheurstatique.net/), Plateformag (http://www.plateformag.com/).
la galerie en ligne : http://www.mathieu-drouet.com/
La serie « Surrender » (portraits).
Ces neuf portraits sont extrait de la serie Surrender entrepris il y a 2 ans lors du déces de mon pere.
La serie comporte 80 photographies, elle est visibile sur ce site en version « redux » : http://www.mathieu-drouet.com
citation d’Adri Nizet concernant la serie surrender :
« Admettre la tristesse sans colère. Dire le silence laissé par l’absence. Le photographier partout, souvent. Etre lucide sans être cynique. »
Mathieu Drouet was born in Soisson in 1977 and is now living in Lille. He has been a photographer for 10 years, after having spent a few bad years of studies in nasty Belgian photography schools. He is the co-founder of Take a sip, the photography agency. He is part of various photography collectives, amongst which are Le Bonheur Statique ((http://www.bonheurstatique.net) and Plateform Magazine( http://www.plateformag.com/).
Online gallery : www.mathieu-drouet.com/
Blog : /www.anextraleveladaykeepsthegirlaway.net/
The series Surrender
These nine portraits are part of a series of pictures I took two days ago at the death of my father. It comprises 80 photos, visible here : http://www.mathieu-drouet.com/ A book about it is on the cards.
“Admit to sadness with no anger. Tell of the silence that absence leaves behind. Take pictures of it, everywhere, often. Be lucid but not cynical” Adri Nizet

BLANDINE GENAU

Autodidacte passionnée de 39 ans, je me suis mise au dessin il y a 10 ans et à la photo il y a 3 ans. Bien que diplômée en infographie pour la création de motifs textiles, je n’en ai jamais fait mon métier.
La photographie a très vite pris le pas sur le dessin car elle m’a permis de créer des images qui correspondaient plus à mon univers.
Mes influences viennent du dessin en passant par l’’illustration et à tout style de photographies, je suis assez éclectique.
J’aime éveiller l’imagination de ceux qui regardent mon travail. Le rendu de la matière a toujours été une source d’inspiration importante. Pour arriver à ces images j’utilise donc très souvent des textures, et il peut m’arriver également de les retoucher, en dessinant dessus. Les couleurs sont aussi essentielles dans mes compositions, à tel point que sur mes photos « non retravaillées »
j’adopte dans la majorité des cas le noir et blanc.
Après avoir vécu 20 ans à Lille, j’ai déménagé sur la côte d’Opale dans le Pas-de-Calais en début d’année. Les images que je vous présente proviennent donc d’une série faite sur les plages de Berck et Merlimont, de janvier à juin 2009. Mon envie était de donner un côté irréel à un lieu que tout le monde connaît. J’ai essayé de profiter au maximum du relief que m’offraient ces plages et j’ai intégré la plupart du temps des silhouettes afin qu’elles puissent susciter des histoires. Mon but était également que cela exprime une certaine solitude, quoi de plus facile, sur ces grandes étendues de sable pratiquement vide l’hiver.
Self-taught 39-year-old amateur, I started learning drawing 10 years ago and photography 3 years ago. Although awarded a diploma in computer graphics for the creation of textile patterns, I have never made it my profession.
Photography very quickly took over drawing, because it allowed me to create images which corresponded more to my universe. My influences come from drawing by way of illustration and to many photographic styles ; I am rather eclectic. I like stirring the imagination of the viewer. The depiction of the material was always an important source of inspiration to me. To arrive at these images I very often use textures, and also sometimes retouch them, by drawing on them. Colors are also essential in my compositions, so much so that the photos I don’t re-work are usually left in black and white. Having lived 20 years in Lille, I moved to the Cote d’Opale, in the Pas-de-Calais at the beginning of the year. The images presented come from a series of photos taken in and around Berck sur mer and Merlimont, between January and June 2009. I wanted to give a kind of surreal mood to places that everyone knew. I have tried my best to use the relief that beach landscapes offer and I have often integrated silhouettes and shapes to try and create stories. I also wanted to express a feeling of solitude, which is quite easy, using these vast expanses of wintery empty beaches.

FREDERIC IOVINO

www.fredericiovino.com
Co-fondateur de la revue photographique L’Heliotrope
Co-founder of the photography magazine L’Heliotrope
Série « Petites Mutilations Quotidiennes »
2004-2009
Cette série aborde la peau comme frontière du corps… un point de contact avec le monde .. Elle joue le rôle de filtre, de réceptacle d’expériences effectivement vécues….
Je scrute le corps des autres, l’observe dans ce qu’il a de plus intime et d’éphémère.
C’est un moyen pour moi d’établir une cartographie du corps dérisoire : en fait de « mutilations » et d’imagerie médicale dont je m’inspire de l’esthétique, il s’agit plutôt d’empreintes, de traces bénignes et de pistes erronées …
Les corps (ou plus exactement les fragments de corps) deviennent matière, chair à modeler sans devenir totalement abstraite. Chacun peut y (re)découvrir un peu de soi : son corps le matin au réveil… ou après une sieste dans l’herbe… …
Sortes de stigmates du quotidien intime….
FREDERIC IOVINO
Série « Petites Mutilations Quotidiennes »
2004-2009
This series approaches the skin as being the border of the body, as a contact point with the world. It plays the role of filter, receptacle of true experiences. I scrutinize the body of others, observing what it has to show of the most intimate and short-lived.
It is a means for me to establish a mapping of the derisory body : by way of « mutilations » and of medical imaging, whose aesthetics inspire me ; it is all about imprints, about subtle tracks and wrong paths.
Bodies (or more exactly the fragments of body) become material, a kind of flesh-dough that never becomes totally abstracted. Everyone can (re)discover a little of themselves : their body as it is when they wake up in the morning, or after a nap on the grass.
Like stigmata of one’s intimate everyday life.

GUILHEM JADIKAN

« Que la lumière soit ! C’est avec ces paroles que le monde s’illumina ; que pour la première fois le créateur dit : « me voilà », je suis ici parmi vous - sensible et perceptible, capable de prendre toutes les formes. Je suis à distance et pourtant près de vous ; je suis le plus proche et le plus lointain ; mais vous me connaissez peut-être : je suis le corps diaphane du monde, je suis ce que votre oeil voit ! ... » F.C. Baitinger - Artup TV
Le jadikan Lightning Project utilise le support photographique pour capter des performances lumineuses dans un environnement sombre. Utilisant la technique du ‘Light Painting’, littéralement peinture de lumière, ces images sont le reflet d’une seule prise de vue dont la durée s’étend sur plusieurs minutes. A l’aide de sources lumineuses et d’obscurité ambiante, les espaces vides prennent une autre dimension afin de créer des visuels ou l’imaginaire se lie à la réalité.
« Let there be light ! It is with these words that the world was illuminated ; that for the first time the creator said : « Here I am, I am here among you - sensitive and perceptible, capable of taking all forms. I am remote and nevertheless near you ; I am the closest and the most distant ; but you know me maybe : I am the translucent body of the world, I am what your eye sees !... « 
F.C. Baitinger - TV Artup
The jadikan Lightning Project uses the photographic support to capture light performances in a dark environment. Using the technique of ‘ Light Painting ‘, literally painting with light, these images are the reflection of a single recording, the duration of which extends over several minutes. By means of light sources and of ambient darkness, empty spaces take on another dimension to create pictures in which the imagination is bound to the reality.

ALEXIS JANICOT

Nous avons récemment créé un collectif photographique avec 8 autres Rennais, ce collectif fait que nous essayons au maximum de travailler sur des sujets communs
pour ainsi croiser les regards sur un même lieu ou sujet.
Deux d’entre-eux avaient déjà travaillé sur ces plages du débarquement. J’avais à mon tour envie de découvrir ces lieux déjà comme simple touriste et ensuite d’apporter
ma vision de ces plages historiques. J’ai essayé de retranscrire au mieux dans mes photos la façon dont les gens, qu’ils soient touristes ou locaux, se sont accaparés ces lieux et quels usages ils en font après 60 ans après le débarquement.
We recently created a photographic collective with 8 other inhabitants of Rennes. We do our best to work on common subjects, to kind of get different perspectives on the same place or subject.
Two of them had already worked on these D Day landing beaches. I also wanted to discover these places first as a simple tourist and then to bring my own vision to these historic beaches. I tried to translate the way people, either tourists or locals had monopolized these places and what they had made of them 60 years after the landing.

JONI KARANKA

Bio
Born in 1981 in Helsinki (Finland). After living since 1985 in Spain, he moved to Cardiff (Wales) where he currently resides.
In 2008 he was nominated a finalist of the Emerging Photographers Fund. His series Last Orders has been shown in Rencontres d’Arles, Le Festival de Photographie de Phnom Penh, Burn Magazine and the f blog.
Artist’s Statement
On the surface, youth changes quickly. In 2006, when I started photographing The Fountains, I lacked any knowledge on the contemporary teenage culture and looks. I had seen The Fountains when walking past. They are not in any way hidden, but with their central location in Cardiff, this teenage gathering somehow manages to avoid the looks of those who pass by. Beyond the new fashions and music, their experience had many commonalities with my own adolescence. After a first phase of discovery, my interest turned into memory and reminiscence, into an exploration of all those things that are found and broken in the dawn of adulthood.

EDOARDO PASERO

Born in Alessandria in 1978 I moved to Milan in the late 90s to attend the faculty of philosophy at the University of Milan. Over the past three years I worked in production and postproduction video clip, promo, advertising, etc... My work has been published in various magazines and online.
In 2008 I was selected for the Portfolio issue of SHOTS Magazine, multi-annual publication devoted to American fine art photography, along with Susan Bank, Shelley Calton, Tom Chambers, Gabrielle Duplantier, Nine Francois, Beth Moon, Alnis Stakle, Bill Vaccaro and Natalie Young and during 2009 selected for the Fotografia Festival in Rome.
Project
Half Life is a personal project that is born of two needs ; photographically narrate my life, thus building a kind of extended self-composed of several blocks, the individual images, not so much through withdrawal pictures of myself as in pictures of what I see around me and trying to make so my identity, and the desire to devote myself to a photographic project that I do not put limits thematic or stylistic, a photo where you can express freely the possibilities of the medium and the pure desire to take photos and pose.
The images are in sequence but my desire is that the series can be seen stirring the pieces, just as the mind does with the memories, wear temporal references, as well Bergson describes the concept of ”duration”. I also decided not to give the viewer any information or description about the time, so I hope that the work can thus de-personalized and take a more « universal » so that the viewer has the possibility of getting lost and imagined.
To cite Minor White, « life is like a cinema of stills”.

JOFFREY
PHILIPPE-ANSELMO

28 ans, dilettante professionnel.
Dilettante car je travaille par intermittence dans plusieurs domaines et avec différents médias. Je pratique les arts plastiques au sens large. Peinture, photographie, graphisme à vocation illustrative ou artistique. J’exerce par ailleurs la fonction de décorateur dans l’industrie du cinéma. La thématique redondante de ma sensibilité artistique est le phénomène d’érosion au sens large, qui nous rappelle l’inconsistance
de toute chose. Et en particulier, par ce que l’homme abandonne en périphérie de la vie urbaine. Usines en ruines, habitat vétuste, chantiers navals, déchets industriels ...
Cela est retranscrit par l’aspect souvent sali, prématurément vieilli de mon travail plastique.
I am 28 years old and I am a professional dilettante.
Dilettante because I work freelance in several domains and with various media.
I practice plastic arts in the broad sense. I do painting, photography, graphics geared towards Illustration or art. I also work as a decorator in the cinematographic industry.
The redundant theme of my artistic sensibility is the phenomenon of erosion in a broad sense, which reminds us of the flimsiness of things ; in particular, by what man abandons on the edge of urban life. Factories in ruins, dilapidated housing environments, shipyards, industrial waste...
It is translated by the often dirty, prematurely old look of my work.
Description/statement
Née d’une seule contrainte, le format carré, cette série est davantage une recherche formelle qu’un travail réellement abouti. C’est le mélange de photographies d’espaces vides de moindre intérêt esthétique et d’images de synthèse issues du célèbre jeu GTA.
Comme de nombreux jeunes adultes de ma génération, je suis relativement intoxiqué
par la culture vidéo ludique. Je considère mes innombrables heures passées à jouer comme du temps perdu. Alors, j’ai tenté de savoir si j’étais capable de créer quelque chose à partir de ce sentiment de stérilité. C’est en quelque sorte une manière pour moi d’exorciser la culpabilité de mon addiction...
La série porte le nom de Farwest pour diverses raisons. D’abord car les clichés ont été pris à la pointe de la Bretagne. Une notion de bout du monde, de vide. Ensuite parce que les thèmes abordés sont mes projections de l’American way of life. L’attirance lointaine pour le grand Ouest désertique et l’imagerie automobile des années 6O-7O.
La civilisation industrielle à son apogée, perdue dans une nature morte.
Born of a single constraint, a square format, this series is more a formal research than a really accomplished piece of work. It is the mixture of photos of empty spaces of lesser aesthetic interest and computer generated images stemming from the famous game GTA.
Like many young adults of my generation, I am relatively intoxicated by the video game culture. I consider my uncountable hours spent playing as a total waste of time. I therefore tried to see whether I was capable of creating something from this feeling of infertility. It is in a sense a way for me to exorcise the guilt of my addiction.
The series is called Far west for various reasons. At first because the pictures were taken at Brittany’s furthest point, recalling a notion of the end of the world, of space. Secondly it was because I am tackling my own projections of the American way of life, the distant attraction for the big desert West and the automobile iconography of the 6O’s and 70’s. The industrial civilization in its glory now lost in a still life.

GIANCARLO RADO

Giancarlo Rado from Treviso is an italian professional musician and amateur photographer. Giancarlo has developed a series of photografic tales dealing with life in rural places of the italian northeast, a place still living a struggle beetwen past and modern conception of living, and in some way suffering from his present condition.
Giancarlo Rado has exposed in Italy in personal and collective exibitions ; his previous exibition : “Un giorno lungo un anno” dealing with the condition of wandering sheperds in north Italy has obtained a great success and was viewed by more than 10,000 people.
Italians
Italians is a work still in progress which probably will never be completed dued to its complexity and vastity. It is a portrait of Italy seen through the lens of working activity and social status. My Italians portraits so concrete and alive, are the heroes of the normality and of every day life. But they belong also to the world of my fantasy ; sometimes it seems me that my subjects have an independent life and they speak each other as if they were acting in a play not jet written. They represent what I could be in my second life : a sheperd, a cook, a priest, a doctor...

SUSANNE WILLUHN

I was born in a small town in Germany and actually live in Cologne. A few years ago I began to take pictures as a way to express and explore myself.
Some of my photos have recently been shown in several online magazines (Invisible City Magazine, F-Stop Magazine, Carpaccio Magazine).
My photographic approach is mostly intuitive. I try to relate my inner visions, my state of mind to the outer world. Generally, my photos deal with rememberance and perception. It’s a play with imagination and changing atmospheres in which I seek to conceive those moments when the borders between reality and unconsciousness become blurred, when there is a trace of « something else » insinuating the scene. But rather than indicating specific feelings or sensations I want my photos to be open for any meanings. It is this potential ambiguity of everyday settings and the spirit of the persons involved that interests me.
I shoot mainly with analogue cameras, medium format as well as 35mm.

PINGUIN, 2009

MIRADOR, 2007

LAMP, 2008

SECRET, 2008

BALLOONS, 2007

FAMILIENCAFE, 2009

BLUR, 2008

WINDOWPANE, 2008

PINGUIN, 2009

Bien sur, la question qu’on me pose souvent, c’est : « pourquoi le format carré ? ». Et là j’hésite. Je n’ai pas vraiment de raison. C’est un peu comme les épinards. Moi je n’aime pas les épinards. Un point c’est tout. Il y a des gens qui aiment les épi•nards, mais moi je ne les aime pas.
Par contre j’aime le format carré.
Un carré c’est simple, c’est symétrique. Un carré c’est presque rond, comme un œil. Avec un carré, on n’a pas à se préoccuper de la façon donc on tient son appa•reil, on se fiche de l’horizontal et du vertical.
D’ailleurs je ne travaille plus qu’en carré. J’ai vendu mon stock de film 35mm aux copains pour pas cher. Je travaille avec des appareils qui vous font des gros clicks bien sonores, avec des pellicules de 6cm de large. Le carré, c’est plus qu’une façon de voir, c’est une façon de donner.
Ce qui débuta comme un projet d‘exposition solo c’est terminé en exposition de groupes avec 11 autres photographes, dont deux italiens, un britannique et une alle•mande. Et plein de bretons. 6 semaines de shows, un projet de livre dans quelques mois. L’an prochain il y aura j’espère Square in Paris, Londres, Milan, San Francisco. Dans deux ans on investit Beaubourg et le MOMA de New York. Dans trois ans il y aura des carrés dans le monde entier.
Qui sait.
Alors un grand merci aux photographes qui ont cru à ce projet. Merci à toute l’équipe de Plateform. Merci à Stéphane Bieganski, notre homme sur Grenoble. Merci à Jérôme Briaud et l’équipe de l’Atelier du 8.
Christophe Dillinger

Of course, the question I am often asked is : « why the square format ? » And there I hesitate. I don’t really have a reason. It is like spinach. I do not like spinach. That’s it. Some people like spinach, but I not me.
On the other hand I like the square format.
A square is simple, it is symmetric. A square is almost round, like an eye. With a square, you do not have to worry about the way you hold your camera ; we don’t care about such things as horizontality or verticality.
I work only in square format now. I have sold my stock of 35mm film to my friends for cheap. I work with cameras which give out a beefy click, I use 6cm wide film. The square format is more than a way of seeing, it is a way of giving.
What began as a project for a solo exhibition ended in a group show with 11 other photographers, among whom two Italian, a British and a German. And plenty of Brittany people. 6 weeks of shows, a book project in a few months. Next year there will be a Square in Paris, London, Milan, San Francisco. In two years we occupy Beaubourg and the MOMA in New York. In three years there will be squares all over the world. Who knows.
In the meantime, thank you to the photographers who believed in this project. Thanks to the Plateform team. Thanks to Stéphane Bieganski, our man on Gre•noble. Thanks to Jérôme Briaud and the guys at l’Atelier du 8.
Christophe Dillinger

Have participated to this issue :
Ont participé à ce numéro :
LAURENCE GUENOUN : DIR DE PUBLICATION / DA
CARINE LAUTIER : RÉDACTRICE EN CHEF
CANDICE NGUYEN : COMMUNICATION & PUBLICITÉ (+33 689 921 043)
MATHIEU DROUET : GRAPHISTE / DA
CHRISTOPHE DILLINGER : TRADUCTION
ELIE BRUNEL : TRADUCTION
Remerciements pour leur aide et soutient à :
BENOIT MARTINEZ HTTP ://WWW.ENSP-ARLES.COM
FREDERIC HIARD HTTP ://WWW.VIRUSPHOTO.COM
ANTONY BARROUX HTTP ://WWW.PIXFAN.COM
CEDRIC DUMENIL HTTP ://WWW.UNJOURUNSITE.BE

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